Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 15:27
- Publié dans : Textes courts du moment - Par Rickaël
- Oyez du village! Oyez cette histoire!

-
Par ces temps terrible que nous vivions, les plateau venteux se
désertaient, les bêtes mourraient et les familles tremblaient. Le ciel
lui même semblait annoncer la fin des temps. Les communautés
dépérissaient, la vie reculait partout dans le monde. La grande
cité-marché elle même avait céssé sa grande tournée. Les
marchands s’étaient dispercés et nul n’osait sortir de sa vallée étroite ou de sa caverne rocailleuse.

-
Je sais comment le froid nous mord les extrémités, qu’il gèle nos
espoirs. Je sais se que l’on ressent lorsque la faim tiraille nos
estomac, lorsque la maladie toture la peau et les os, mais écoutez donc
mon récit. Pour un instant, en cette nuit glaciale d’un hiver qui n’en
finit pas, Il vous réchauffera.

- J’ai votre attention
villageois? Alors voila... et n’oubliez pas un pauvre manant
errantquand mon histoire sera finie. Voyez mes loques, mes jambes, et
mes bras, je n’ai rien de la bourgeoisie qui se dissimule derrière son
beau palais en vous soudoyant quelques impots mal venus. Nous avons
tous besoin de vivre et de voir de nouveaux jours.

- Je vais
vous conter mon histoire, telle qu’elle fut, telle que je l’ai vécu,
perçue et ressentie. Ce récit n’est que pure vérité. Ecoutez le, libre
à vous de me croire ou non ensuite, ou encore de me penser fou. Mais,
je vous le dit, il n’y a pas de raison de douter de la véracité de mon
histoire.

-
J’ai vu le jour par une nuit de printemps bien plus glaciale que celles
d’hiver. Ma mère, la pauvre femme, avait été tuée par ses ennemis, des
anges. Elle ne s’était biensûr pas laissée faire, mais il fut aisé à
ses adversaires, sa grossesse étant avancée, de la vaincre. Ma mère
mena le combat de sa vie, se qui lui donna la mort. J’ignores hélas
comment, mais les adversaire qu’elle affronta me mirent au monde en la
pensant morte. En son sein fut placé pour me remplacer un enfant mort
afin que personne ne s’aperçoive de rien. Ils m’emportèrent avec eux en
laissant ma mère pour morte.

-
Lorsque mon père retrouva ma mère, elle était encore en vie, ou plûtot,
elle agonisait. Elle emporta avec elle se qu’il s’était passé et perdi
la vie dans les bras de mon pauvre père. Il ne remarqua pas le
supterfuge des assassins de sa femme, et pour moi, il était déjà trop
tard, j’étais déjà bien loin. J’ignore
encore aujourd’hui l’identité de mes parents.

-
j’entends à vos murmure que vous etes sceptique. Je ne peux pas vous en
vouloir. Le sceptissisme est si naturel chez les humains.

-
je fus donc emporté par les assassins de ma mère, ils me conduisirent
chez eux. Je fus confié à un couple d’ange noirs qui m’éleverent à leur
manière. Cela n’avait rien de si terrible que ça puisque j’y ai
survécu. Ils firent de moi un garçon par magie car j'avais eu le
malheur d'être né au féminin...

- Je pris chaque coup, chaque
torture, chaque mauvaise parole à mon égard comme un gage d’amour de
leur part. Je pensais toute cette violence, toute cette haine à mon
égard, normale. Je pensais que s’était la manière de Wilfridd et Layla
de m’aimer. Ils m’avaient élevé très jeune et après tout, je ne
connaissais rien d’autre. Je les prennais pour mes véritables parents.
Pour moi violenter, battre, torturer et insulter un enfant, le sien qui
plus est était une preuve qu’on m’aimait. Plus le temps passait et plus
je ressemblais à mon véritable père. Afin que l’on ne puisse pas me
reconnaitre, on me brula les yeux avec de la lumière vive, d’ou leur
couleur aujourd’hui et l’on me changea la couleur de mes cheveux pour
que je porte celle des blés. Ils me baptisèrent Lucifel. Pourquoi?
Devinez un peu de qui je suis la réincarnation terrestre.

- Le
plus drole dans cette histoire, si je puis dire, s’est que je les
aimais. Aujourd’hui quelque part s’est encore vrai, je ne leur en veux
nullement. Après tout, peut etre que sans eux, je ne serais pas la.

-
Les années passèrent et j’atteignis mes onze ans. Mes “parents” furent
tués, j’ignore dans quelles circonstances exactement. Comme tout enfant
perdant ses repères en même temps que ses parents, je fus
particulièrement touché, affligé et perdu. Me servant de ma magie, je
pris une forme adulte, celle que vous avez sous les yeux aujourd’hui.
Je pris alors en quelque sorte mon envol. De galère en galère, de petit
boulo en petit boulo, j’entammais une longue et lente descente en
enfer. Je sombrais en quelques mois, dans la drogue, les délis en tout
genre, l’alcoolisme et la prostitution. Les deux ans et demi qui
suivirent j’ai absolument tout testé, tout fait et tout pris. J’appris
par la de mes dealer la vérité sur mes origine mais pas le nom des mes
véritables parents. Je conclus naturellement qu’ils n’étaient plus.

-
A treize ans et demi, l’un de mes double eu la mauvaise idée de racoler
un homme, Kira Sakuya. Vous vous en doutez bien, cela ne se passa pas
très bien. Il comprit bien vite que se n’était pas moi qui se tenait
devant lui mais une vulgaire copie. Ses raisons, je ne sais pas se
qu’elles étaient, peut etre avait il perçu mon age, je n’en sais rien.
Toujours est-il qu’il parti à ma recherche. Il me trouva dans les
ruines d’une ancienne batisse. Je venais de me faire une injection de
cocaïne. Inconsciament ou non, je ne saurais vous le dire, j’avais mal
dosé la quantité de drogue. Je faisais une overdose lorsqu’il me
retrouva.

-
Il m’emporta avec lui et me soigna. De longue semaines de crises de
manque ou j’étais loin d’être tendre commencèrent. Plus d’une fois j’ai
dépassé les bornes, et pas une fois il a baissé les bras. J’ignore se
qui l’a fait continuer malgrés la violence verbale et physique dont je
faisais preuve à son encontre car pas une fois je ne lui ai révélé mon
passé. D’ailleurs le temps ou je suis resté avec lui l’un comme l’autre
ne faisions jamais d’allusion au passé. Sans ce saint homme mes doubles
feraient aujourd’hui encore le trotoire, et j’attendrais l’heure de mon
prochain fixe.

-
Il m’enseigna énormément de choses telles que la magie, le maniment des
katanas et surtout que les coups ne sont pas une manière de montrer son
affection.

-
Malheureusement lorsque j’atteignis mes quinze ans, il perdit la vie.
S’est alors que je voulu empécher que l’on m’enleve à mes parents même
si je devais y laisser la vie. Il m’avait montré se que s’était que de
donner de l’amour et dieu sait que j’en avais besoin. Je voulais avoir
une chance de connaitre ça. Je passais alors je seuil et retournais
dans le passé. S’est ainsi que je suis arrivé dans vos contrées. Je
n’ai pas pu retrouver mes parents, j’ignorais tout d’eux. Mais, je
retrouvais l’ange qui m’avait dérobé à eux. Sans aucune pitier ni
remors, je l’ai tué. Je ne peux pas vous dire se que je suis devenu à
cette époque, mais je sais qu’ils n’ont pas pu faire main basse sur
moi. S’était il y a une semaine de cela...


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