Samedi 16 août 2008
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Publié dans : Textes courts du moment
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Par Rickaël
Il est comme une voile de navire, posé sur la conscience, sans que l'on en aie vraiment connaissance, un doux brouillard, superbe jeu de hasard, qui cache à notre regard ce que l'on ne veut voir.
Dissimulé à nos yeux hagards, tel un filtre de cristal, il se place et s'installe. Il remet notre esprit aux mystères de la nuit qui, une fois finie, nous ramène à la vie. Il nous berce de promesse
et d'illusions, puis d'un coup nous transperce, nous écrase, nous étouffe et nous déchire sans aucune pitié et sans même nous regarder. Sans le moindre remord, il nous fait du tort, il nous prive
de sommeil et alors ce n'est plus jamais pareil. Mur d'angoisse, il nous terrasse, mur de souvenirs, il ne fait que nous nuire, lorsque nous nous réveillons enfin, aux lisières d'un monde de
poussière dont seule la mort nous livrera enfin ses secrets...
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